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Les journées techniques nationales

Organisation tous les ans d'au moins deux journées techniques au cours desquelles sont présentées plusieurs conférences permettant des échanges approfondis entre les experts reconnus, les membres de l'association et autres participants.


Journée du 4 mai 2017

Maison de la Mécanique à Courbevoie !

"Analyse, évaluation et gestion des risques des Équipements Sous Pression - de la conception au suivi en service"

Depuis des années, les entreprises doivent s’adapter aux règles établies de conception, de fabrication, d’inspection et de maintenance, ainsi qu’aux exigences réglementaires, en tenant compte du nouveau contexte européen. Cette journée d’information permettra de présenter les évolutions du cadre réglementaire et normatif.
Elle aura également pour ambition de donner aux participants une vue d’ensemble des différentes approches concernant la conception, la fabrication, l’inspection et la maintenance dans l’industrie, à partir de l’analyse et de l’évaluation du risque, et les enjeux en termes de productivité, de qualité, de sécurité et de coûts. Ce sera aussi l’occasion d’avoir des exemples d’application et une démonstration d’une solution innovante « la maintenance virtuelle » élaborée par une start-up.
Finalement, une table ronde permettra d’aborder l’aspect de la formation des inspecteurs dans le cadre de l’analyse et l’évaluation du risque.

Les résumés et les présentations sont disponibles.

La gestion du risque dans le cadre réglementaire - Philippe Simon MEEM - BSERR

La réglementation sur les équipements sous pression a pour objet principal d'empêcher tout risque de libération incontrôlée et brutale de l'énergie de pression contenue dans l'équipement. Historiquement, cette réglementation procède d'une logique de mise en œuvre de moyens et d'actions, strictement décrits et prescrits.
La profession s'interroge actuellement sur l'intérêt qu'il pourrait y avoir à développer dans la réglementation relative aux équipements sous pression, une logique de gestion du risque davantage centrée sur la notion de résultat, arguments et justifications
pertinents à l'appui. L'administration en charge des équipements sous pression se propose de partager sa réflexion sur le sujet.

API 580/581 - les grands principes - Xavier Arnault - TOTAL Raffinage Chimie

L’exposé se propose de faire un point sur la méthodologie RBI quantitatif de la dernière édition de l’API 581

Les concepts de base seront présentés :
- Calcul de la probabilité de défaillance
- Calcul des conséquences en cas de défaillance
- Détermination du risque
- Détermination du plan d’inspection basé sur l’analyse de risques

Des exemples seront présentés avec un logiciel basé sur la méthodologie de l’API581 quantitatif.

Prise en compte du risque lié à la pression par les codes français : l’exemple du CODAP - Aurélien Di Rienzo - SNCT Publications

La sécurité des équipements sous pression est la priorité des chaudronniers et des tuyauteurs français concevant et fabricant ces équipements.
Il en va de l’intérêt général et bien évidemment de celui de la profession représentée par le SNCT.

À ce titre, les fabricants se sont organisés depuis plus de 70 ans afin de pérenniser et de formaliser leur savoir-faire en rédigeant des codes de construction.
Ces codes de construction proposent des règles garantissant une qualité optimale des équipements en fonction du risque lié à la pression.

En prenant comme exemple l’application du CODAP 2015, l’objet de l’intervention est de présenter la manière dont est pris en compte le risque lié à la pression
lorsque le code est appliqué dans un cadre contractuel et dans le cadre du respect de la réglementation européenne. L’approche présentée s’applique à tous
les codes de construction diffusés par SNCT Publications.

Guide interprofessionnel AFCEN sur les analyses de risques pour les ESPN N1. Cas des générateurs de vapeur de remplacement - Gregory Depoortere et Jean-Michel Garguelle - AFCEN

Une ADR est rédigée par le Fabricant de l’ESPN. L’AFCEN a proposé un guide de rédaction des ADR qui permet d’identifier successivement :
• les besoins et les limites associés à la fourniture,
• les modes de défaillance de l’équipement pendant son exploitation, ainsi que, par phase de vie, les causes associées, entrainant l’apparition de risques du fait de la pression ou de la radioactivité,
• les exigences réglementaires applicables,
• les parades à mettre en œuvre par le fabricant pour supprimer ou réduire les risques autant que raisonnablement possible,
En conclusion, l’AdR évalue s’il existe un risque résiduel. Si celui-ci n’est pas négligeable, il sera mentionné dans la notice d’instruction à destination de l’Exploitant.

Le Guide AFCEN se limite aux ESPN N1 de type GVR.

Il est rédigé à l’attention :
• de l’exploitant, pour faciliter les modalités de rédaction de son besoin,
• du fabricant, pour faciliter la réalisation des ADR,
• l’ASN ou l’ONA mandaté pour faciliter l’évaluation de l’ADR dans le cadre de l’évaluation de la conformité de l’équipement.

La sécurité des ESP et les risques accidentels analysés sous l'angle de la probabilité et de gravité et l’impact des mesures de prévention et de protection Fabrice Malet et Gabriel Le Boëtte- INERIS et Cetim

La sécurité des ESP relève des risques accidentels qui sont analysés sous l'angle de la probabilité et de gravité. Les mesures de prévention et de protection agissent sur ces deux paramètres. Sans être exhaustifs, quelques scénarios d'accidents assez classiques, et d'autres potentiellement moins connus, viendront illustrer cette grille de lecture et souligner la nécessité de prise en compte des mesures de prévention/protection aussi bien en conception qu'en maintenance et utilisation.

2 exemples d'applications de RBI :

Réservoirs de Stockage : RBI et optimisation économique Franck Clément - TOTAL Raffinage Chimie

L’exposé se propose de faire un point sur les méthodes de gestion de l’intégrité des réservoirs de stockage, et de ses conséquences technico économique.

La présentation fera un point des différentes méthodologies de gestion de l’intégrité de l’intégrité des réservoirs de stockage actuellement utilisées.

Les avantages et désavantages de chaque méthodologie en fonction des contraintes d’exploitation des parcs de réservoirs de stockage seront étudiés avec quelques exemples.

Les limites actuelles des technologies de contrôle et de maintenance seront évoquées. Les développements en cours pour améliorer la gestion de l’intégrité des parcs des réservoirs de stockage seront évoqués. Les progrès de ces techniques sur la gestion des parcs de stockage seront discutés

L’aspect technico économique de chaque méthode sera étudié et les outils de recherche de l’optimum économique seront discutés.

Faisceaux d’échangeurs : RBI à l’aide d’outils spécifiques Ricardo Gonzalez - TOTAL Raffinage Chimie

Dans le domaine de l’inspection, les premières surveillances sur les faisceaux d’échangeur, ont été basées sur des critères de périodicité fixes, ensuite ce sont développés des méthodes plus complexes : calcul de durée de vie résiduelle, calcul de criticité basé sur des critères probabilistes de connaissances du risque et de la probabilité de défaillance (dite RBI).

Cependant dans le cas de certains équipements, la connaissance de l’état de l’équipement reste partielle et l’évaluation de la probabilité de défaillance difficile à estimer. Dans le cas des échangeurs, la surface des faisceaux d’échange est très importante et les techniques de contrôles longues et imparfaites.

Les retours internationaux montrent que l’utilisation de techniques de calcul de durée de vie basée sur des mesures partielles peut ne pas être pertinente.

Total a développé une méthodologie du type RBI pour les faisceaux d’échangeurs en utilisant des outils statistiques et probabilistes. La présentation explique les concepts de cette méthode ainsi que les autres domaines de l’inspection qu’elle pourrait concerner à terme.

Les paticipants auront également l'occasion d'assister à une démonstration en live d’une solution innovante pour le suivi de la maintenance virtuelle à distance développée par une start-up, EXPERT TELEPORTATION Fréderic Pedro

LA TELEPORTATION au secours de la maintenance
81% des interventions sont très techniques et les experts, ressources rares, perdent beaucoup de temps dans les transports avant de pouvoir intervenir. Les outils actuels de communication n’empêchent que partiellement les déplacements. En effet, un appel téléphonique ne permet pas de voir une situation, une photo n’est pas interactive, une caméra GoPro ne permet pas une diffusion/discussion en temps réel, un smartphone avec Skype ne permet pas d’avoir les mains libres, etc.
EXPERT TELEPORTATION dote les équipes techniques d’un Superpouvoir : les experts n’ont plus à se déplacer : ils « téléportent » leur savoir-faire n’importe où dans le monde, à tout moment et surtout INSTANTANEMENT. Pour la première fois, un expert peut voir une situation au travers des yeux d’un technicien grâce à des lunettes connectées, potentiellement à des milliers de kilomètres, comme s’il était lui-même sur place ! Les mains du technicien se retrouvent totalement libres et l’expert peut donc les guider à distance exactement comme s’il était sur place.
L’objectif de la mise en place d’un outil d’assistance 4.0 est donc de réduire drastiquement vos coûts : suppression des frais de déplacement, démultiplication de la productivité, meilleure satisfaction client, transfert de compétences rapide entre vos salariés, diminution des pertes d’exploitation.

Piur visionner la vidéo : cliquez ici

TABLE RONDE SUR LE THEME : « Analyse de risques : Formation des inspecteurs - Préparation au métier de demain »

avec la participation de :

Laurent Balahy - Bureau Veritas Exploitation
Jean-Christophe Huchard ou Jean-luc Bufanio - EDF
Richard Dunoyer - CTNIIC
Laurent Boyer – MISTRAS


9 novembre à Nantes (locaux du Cetim)

« Du soudage à l’assemblage – Perspectives et innovations »

Les résumés et les présentations sont disponibles ci-dessous.

Pour plus d'informations, merci de contacter le secrétariat de l'AFIAP, Mme Monica BRAS au 01 47 17 62 73 ou par mail afiap@afiap.org

Mesurer l’énergie de soudage est tout sauf trivial : bonnes pratiques et précautions - Fabrice Scandella (Institut de Soudure) / Laurent Jubin (Cetim)

Les générateurs modernes - en particulier pour le soudage MIG-MAG - génèrent des formes d'ondes de plus en plus complexes, à des fréquences pouvant atteindre quelques centaines de Hertz. Ces nouveautés sont fort intéressantes du point de vue de la soudabilité opératoire, mais problématiques quand il s'agit de mesurer l'énergie de soudage. En effet, suivant la technologie du générateur et le moyen de mesure utilisé, des écarts considérables peuvent apparaître entre les valeurs mesurée et réelle. Les résultats obtenus avec différents générateurs et moyens de mesure seront présentés, ainsi que des recommandations pour réaliser les mesures de paramètres électriques reproductibles.

Programme national CMR - CNAMTS/CARSAT - Réduction de l’exposition aux fumées de soudage à l’arc - Guy Le Berre (CARSAT de Bretagne)

Le risque lié à l’exposition des salariés aux produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), et notamment l’exposition des salariés aux fumées de soudage, constitue l’une des priorités de la branche AT/MP définies dans la COG sur la période 2014 – 2017.
L’objectif est de réduire l’exposition des salariés aux fumées de soudage. Il s’agit, pour la période 2014-2017, d’accompagner les établissements ciblés par le programme d’action national CMR « fumées de soudage » dans leurs actions de réduction et de maîtrise des risques CMR.
La démarche de prévention, qui consiste à réduire les dangers liés aux procédés utilisés et l’exposition des salariés sur l’ensemble des postes de soudage, est guidée par la méthodologie suivante :
1. éviter les émissions,
2. réduire les émissions,
3. capter les émissions à la source,
4. diluer les émissions en assurant une ventilation générale des locaux,
5. protéger les salariés des émissions avec des équipements de protection individuelle lorsque les étapes précédentes ne sont techniquement pas réalisables ou suffisantes.

L’année 2014 aura notamment permis de réaliser un état des lieux dans les établissements initialement ciblés par le programme.

Les années 2015 à 2017 seront utilisées pour :
- mettre en place des solutions de réduction de l’exposition des salariés aux fumées de soudage dans les établissements ciblés,
- capitaliser les solutions exemplaires de réduction de l’exposition des salariés aux fumées de soudage afin d’optimiser la pertinence des mesures de prévention déployées.

Les enjeux de l’Usine du Futur & la modernisation par la robotique industrielle - Fleur Nawrot (SYMOP)

Il s’agira d’un zoom national sur les outils et solutions d’accompagnement sur 2 aspects:
 les enjeux de l’Usine du Futur (Guide Pratique FIM – Alliance Industrie du Futur), et panorama des briques technologiques à mobiliser,
 les enjeux de modernisation/innovation par la robotique industrielle (panorama des chiffres clés, atouts, outils & dispositifs d’aide à l’investissement dont le programme ROBOT Start PME et son retour d’expérience en matière de robotisation des PME)

Caractérisation de la résilience des zones soudées au moyen de KV réduites - Laurent Jubin (CETIM), Clément Bourlet, Aurélien Robineau (Institut de Soudure)

Le compte-rendu AQUAP / SNCT de la réunion du 06/09/13 demande, à l’issue du Relevé de décision de la Situation 3, que soit anticipée la réalisation pour les nouvelles QMOS des essais de flexion par choc pour les épaisseurs de 5 à 12 mm (voir Annexe 1), en posant à cet égard que :
« si des éprouvettes KV ne sont pas réalisées pour les épaisseurs de qualification comprises entre 3 et 12mm, le domaine de validité en épaisseur de la QMOS sera limité à 12mm (application des Tableaux 5 & 6 de l’EN ISO 15614-1),
si les éprouvettes KV sont réalisées pour les épaisseurs de qualification comprises entre 3 et 12mm, le domaine de validité ne sera pas limité à 12mm. »
De ce fait, le recours à des éprouvettes réduites se trouve généralisé. Il apparaissait opportun de regarder l’influence de la taille des éprouvettes sur le résultat des résiliences.
Si pour du métal de base, la comparaison entre des éprouvettes réduites et des éprouvettes standard peut globalement être faite sous réserve de normaliser la valeur mesurée par rapport à l’épaisseur et de réaliser un décalage de la température d’essais comme préconisé par l’ASME.

Dans les autres cas, compte tenu du mode opératoire de soudage (énergie et nombre de passes mis en jeu) et de la position de l’entaille, une variation importante des structures rencontrées par la fissure influe fortement sur la valeur de l’énergie absorbée.
La valeur des Kv pourrait être approchée lors de l’emploi d’une éprouvette réduite de 7,5x10 en utilisant aucun décalage ou une normalisation et un décalage en température. Ceci permet d’approcher le Tk(28J) et n’est en aucun cas transposable pour une autre énergie de flexion par choc. Cette méthode admet une erreur relative inférieure à 10% qu’il faut prendre en compte. D’avantage d’essais serait nécessaire pour montrer la robustesse de ces résultats et de la règle.

Les éprouvettes de 5x10 ne sont absolument pas représentatives de la valeur attendue sur une éprouvette standard. Le comportement mécanique (contrainte plan) et métallurgique (microstructure local) des éprouvettes impliquent que les décalages appliqués aux modèles présentent des erreurs très importantes en ZAT. Le recours en zone soudée à des éprouvettes réduites à 5x10 est à refuser systématiquement compte tenu de leur absence de représentativité.

Le soudage et la fabrication additive par projection - Emmanuelle Miquet (IREPAlaser)

Le collage, une autre façon d’assembler - Tomas Bergara (RESCOLL)


5 mai 2015 à Courbevoie et 28 septembre 2015 à Lyon

"Perspectives Industrielles après la révision
de la Directive Européenne des Équipements sous Pression (2014/68/UE)"

Au vu de l'interêt suscité par ce sujet et de l'indisponibilité de certains d'entre vous à venir sur Paris le 5 mai 2015 pour participer à cette journée, l'AFIAP a décidé de décentraliser la journée technique à Lyon, à la Cité des Entreprises.

Les résumés et les présentations sont disposnibles ci-dessous.

Pour plus d'informations, merci de contacter le secrétariat de l'AFIAP, Mme Monica BRAS au 01 47 17 62 73 ou par mail afiap@afiap.org

Télécharger ci-dessous les présentations des intervenants:

Présentation de la Directive Européenne 2014/68/UE, contexte, modalités de l’application et surveillance des marchés - Isabelle GRIFFE (MEDDE / BSEI)

La nouvelle directive 2014/68/UE sur les équipements sous pression a été adoptée le 15 mai 2014.

Dans un premier temps, dès le 1er juin 2015, cette directive modifiera l’article 9 relatif aux fluides de la directive 97/23/CE. Dès lors, la classification des fluides et donc la détermination de la catégorie d’un équipement se feront en fonction du règlement (CE) n° 1272/2008 du Parlement européen relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances chimiques et des mélanges.

Dans un deuxième temps, à compter du 19 juillet 2016, la directive de
2014 remplacera définitivement la directive de 1997.

En France, une partie de la nouvelle directive a déjà été transposée dans la partie législative du code de l’environnement. On y retrouve notamment des dispositions sur les responsabilités des différents opérateurs économiques et sur la surveillance de marché.

La transposition sera complètement terminée fin mai 2015 lorsqu’un décret sur les produits et équipements à risques, actuellement au Conseil d’État, aura été publié.

L’impact de la Nouvelle Directive sur la normalisation et les conséquences de l’article 13 : nouvelle classification des fluides - Laurent LEGIN (TRANE)

La révision de la directive 2014/68/UE a sur la normalisation assez peu d’impact car l’annexe I de la DESP n’est pas modifiée. Donc pour les normes harmonisées, il faut changer le préambule et l’annexe Z qui devront faire référence à la directive 2014/68/UE en lieu et place de la directive 97/23/CE.

Mais la révision de la directive entraine une vigilance plus accrue de la part des utilisateurs de normes. En effet,
• les fabricants devront suivre l’évolution des normes pour la mise à jour de leur dossier technique et des déclarations de conformité (article 6),
• l’utilisation partielle de normes harmonisées est officialisée (article 12)
• Les ON, SIU doivent avoir du personnel qui maitrise les normes applicables (articles 24, 25)
• Les ON doivent vérifier que les fabricants utilisent correctement les normes qu’ils citent dans leur dossier technique
• En cas de normes harmonisées déficientes, la procédure d’appel est précisée en faisant référence au règlement 1050/2012/UE

La mise en place du règlement CLP 1272/2008/CE a entrainé la modification de la classification des fluides (article 13). Ce changement a finalement peu d’impact :
Par exemple 34 fluides passent de groupe 2 en groupe 1 mais 126 passent de groupe 1 en groupe 2.

Y a-il des difficultés d’application de la nouvelle DESP ?” Frank WOHNSLAND (Orgalime/VDMA)

Fabricants et exploitants des équipements ont énormément bénéficié au fil des années de l’harmonisation du marché européen avec la Directive des équipements sous pression (DESP). Au cours de son récent alignement au nouveau cadre réglementaire (NFL), la DESP a été soumise à certaines modifications de forme, qui ont apparemment crée un nombre considérable d’incertitudes légales. Par ailleurs, avec la DESP en vigueur depuis près de 13 ans, les acteurs des marchés concernés demandent de plus en plus d’adaptations techniques de la DESP, ce qui pourrait effectivement conduire à une révision complète.

Cette présentation vise à illustrer les questions les plus urgentes qui ont été soulevées avec la procédure d’alignement (NFL) de la nouvelle directive. De plus, elle permettra de donner une vue d’ensemble de la plupart des questions techniques à la fois intéressantes et controversées qui pourraient être envisagées si une révision complète de la DESP était réalisée dans le futur.

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Cette journée s'est clôtureé avec une table ronde animée par le Président, Henri François, et autour de laquelle diverses personnalités étaient présentes pour discuter sur le thème « La Nouvelle Directive : applications et Perspectives » :

Jean-Luc Allix (TECHNIP)
Franck Clément (TOTAL)
François Colpart (AQUAP)
Aurélien Di Rienzo (SNCT)


14 octobre 2014

" Matériaux pour les équipements fixes et transportables :

dernières évolutions et tendances "

Cliquez ici pour consulter l'article paru sur le site du Cetim concernant cette journée technique.

Téléchargez le questionnaire de satisfaction ici.

Téléchargez la liste des participants ici.

Retrouvez ci-dessous les présentations des intervenants :

L'évolution du marché des équipements sous pression vue par un sidérurgiste spécialisé dans la plaque acier est sous-tendue ces dernières années par des tendances de fonds modulées d'épiphénomènes violents qui, à terme, vont en modifier le paysage. Ainsi en est-il des changements apparus dans le mode de gestion des grands, moyens et petits projets; dans l'apparition de nouveaux acteurs pour la fourniture des matériaux au niveau mondial; et enfin dans tous les aspects des contextes réglementaires et normatifs.

La présente intervention n'a comme ambition modeste que de faire quelques photos de certains de ces aspects en vue d'attirer l'attention de l'auditoire sur des points potentiellement critiques qui ne sont pas toujours le plus clairement visibles, et qui peuvent avoir un impact non négligeable sur la réalité du matériau acier mis en œuvre.

Dr Patrick Toussaint (groupe ArcelorMittal)

L’exposé, après une brève présentation du Bureau de Normalisation de l’Acier, passera en revue les divers domaines d’aciers pour service sous pression.
Commission BNAC 107 aciers pour service sous pression en général
- Normes de produits plats y compris en aciers inoxydables, normes sur les documents de contrôle
Commission BNAC 110 tubes en aciers et raccords en acier et en fonte
- Normes de tubes sans soudure, normes de tubes soudés
Commission BNAC 111 pièce forgées (forgeage libre) en acier
- Normes de pièce forgées en acier pour appareils à pression
Pour chacune de ces familles d’acier nous verrons quelles ont été les nouveautés introduites dans les normes harmonisées au cours des dernières années notamment pour tenir compte de l'évolution règlementaire.

François Treillard (FFA-BN Acier)

En fonction du code de construction auquel devra répondre l’équipement final, les critères de fabrication et les standards des matériaux utilisés peuvent être différents d’une philosophie à une autre.
Les principaux codes (le code ASME « Boilers and Pressure Vessels Construction Code » du côté américain et le code EN 13445 « Unfired Pressure Vessels Construction Code » du côté européen) donnent tous deux une limitation de la déformation égale à 5% pour l’utilisation du matériau dans son état déformé sans obligation de réaliser des traitements thermiques post déformation. Au-delà de cette limite, la philosophie diffère d’un code à l’autre. Tandis que le code européen demande un retraitement complet du matériau déformé (c’est à dire la combinaison normalisation ou austénitisation / revenu), le code américain requière seulement un détensionnement, laissant de fait aux fabricants la possibilité d’utiliser à cette fin les traitements post soudage (PWHT), nécessaires aux zones soudées. Ce traitement permettant d’une part d’améliorer la ténacité des zones soudées et d’autre part de régénérer les propriétés du métal déformé.
D’un point de vue matériaux, il est donc essentiel de montrer l’effet réel des pré-déformations sur les propriétés mécaniques (dureté, traction et transition Charpy) à différents niveaux de déformation et par la suite d’évaluer la capacité des traitements post soudage (PWHT) à régénérer les propriétés initiales des matériaux considérés.
Au niveau des standards matériaux, les nuances d’acier Carbone, Mn½NiMo, CrMo(V) utilisés pour la fabrication d’appareil à pression sont souvent mis en correspondance ASME/EN pour faciliter la compréhension générale. Dans la plupart des cas, les matériaux sont désignés pour pouvoir répondre aux différents standards, il arrive cependant qu’il faille pour respecter certaines impositions mécaniques dans des conditions particulières de PWHT et d’épaisseur réaliser un développement matériau spécifique et/ou solliciter la création d’une nouvelle nuance dans un standard.

Deborah Heritier (Industeel - groupe ArcelorMittal)

  • Demande de dérogation à l’épreuve hydraulique prévue lors de la requalification périodique d’un réacteur de l’usine Borealis de Grand-Quevilly

PRESENTATION NON DISPONIBLE POUR DIFFUSION

Les conditions de service du réacteur en objet le rendent sensible au mode de dégradation « Fragilisation par l’hydrogène » et conduisent à une résilience très basse ainsi qu’à une faible ténacité du matériau à la température d’épreuve. Le risque est donc d’éprouver le réacteur dans des conditions où sa fragilité risquerait d’amorcer des fissures et de provoquer des pertes d’intégrité dès la situation d’épreuve.
Si certains équipements sous pression font déjà l’objet de requalification périodique sans épreuve hydraulique, la particularité de notre demande de dérogation résidait surtout dans le fait qu’il n’était pas possible de s’appuyer sur un guide existant pour éviter une telle épreuve. Afin d’obtenir une dérogation de l’administration, il nous a donc été nécessaire de présenter notre demande en CCAP et d’y exposer nos arguments ainsi que les actions compensatoires associées.

Bruno Kowalski (Borealis Chimie S.A.S.)

Depuis 1980, le contrôle par émission acoustique (EA) est utilisé pour l’examen d’équipements sous pression en matériaux composites particulièrement sur les réservoirs de stockage et les canalisations.
L’utilisation de cette méthode est justifiée essentiellement par la difficulté de contrôler ces équipements par des méthodes CND traditionnelles. Ceci a conduit les industriels à développer une méthode de contrôle utilisant l’émission acoustique permettant de s’assurer de l’état d’intégrité de ces structures durant leur exploitation.

Compte tenu des conditions d’exploitation et d’essais de réception des ESP en matériaux composites, les méthodes de contrôle et de vérification par EA sont bien adaptées car elles ne nécessitent pas de démontage ou d’utilisation d’autre fluide ou gaz que celui utilisé en service.

Les nombreux essais réalisés depuis plus de 20 ans ont permis de collecter et utiliser le retour d’expérience acquis par les industriels sur de nombreux équipements testés afin de définir une procédure et des critères adaptés prenant en compte les particularités de ces matériaux ,en particulier leur hétérogénéité , leur anisotropie ,ainsi que la diversité des composants, matériaux et stratifiés.

L’interprétation des résultats d’émission acoustique dépendra donc de la bonne connaissance et de la prise en compte de ces différents facteurs.

Catherine Hervé (Cetim)

et Gilles Cassand (Composites Aquitaine)

  • ESP en composites multicouches et moyens de CND adaptés

PRESENTATION NON DISPONIBLE POUR DIFFUSION

Les équipements sous pression (ESP), en matériaux composites, sont en plein essor. Ils sont souvent préférés aux ESP métalliques pour deux principales raisons : légèreté et résistance aux attaques chimiques du fluide/gaz stocké. Ces équipements existent sous différents formes et volumes, en fonction du type de contenu, de la pression de stockage, du champ d’application, etc. L’épaisseur est également tributaire de ces paramètres : par exemple, plus le volume (diamètre * longueur), et/ou la pression est/sont grand(s), plus l’épaisseur est élevée. Toutes ces variables et bien d’autres rendent le contrôle non-destructif (CND) une tâche compliquée. Nombreuses sont les techniques de CND qui ne peuvent pas être utilisées pour des raisons majoritairement techniques, mais parfois logistiques ou économiques. A contrario, certaines autres techniques sont bien adaptées à ce type de structure. L’Emission Acoustique, cette technique de contrôle global, se présente à la tête de liste. Les premières tentatives remontent aux années soixante. Les efforts se sont par la suite multipliés et ont amené au code CARP (1980), communément considéré comme première référence dans le domaine. Depuis, les recherches se sont succédées et des normes nationales et internationales, dont les mises à jour ne cessent d’apparaître, ont été rédigées. Toutefois, l’identification des défauts et leur classification avec précision ne sont pas atteignables facilement, bien que des outils de traitement de signal que ce soit dans le domaine temporel ou fréquentiel, appuyés par des techniques statistiques, existent de nos jours. Ces problèmes sont d’autant plus accrus quand il s’agit d’ESP composites multicouches stratifiés.
Pour assurer la fiabilité de contrôle la plus optimale possible, l’utilisation d’autres techniques complémentaires semble être une nécessité. L’Institut de Soudure en a étudié quelques-unes, dont les principaux résultats seront exposés dans cette conférence. Des résultats d’EA, obtenus sur des bouteilles et réservoirs de différentes dimensions, seront également présentés.

Slah Yaacoubi et Fethi Dahmène - Institut de Soudure, Plateforme RDI CND

Depuis 1980, le contrôle par émission acoustique (EA) est utilisé pour l’examen d’équipeme

Le DT 15 a été révisé en Septembre 2013 par les membres du CTNIIC. Ex cahier de sécurité UIC n° 7 - Document Technique pour la conception, l’achat et la construction d’équipements et de tuyauteries en Stratifié Verre Résine (SVR) et Matière ThermoPlastique renforcée (MTP+SVR) pour l’industrie chimique, sa version précédente datait de Juin 1990.
Cette nouvelle révision s’appuie sur la norme européenne EN 13121 depuis l'obsolescence de la norme française NF T 57900. Ce document intègre les retours d’expérience des chimistes au niveau de la conception (paramètres de l’analyse de risque, critères à prendre en compte…) de la fabrication (techniques de fabrication autorisées, type d’assemblage…) et de la partie documentaire (évolution réglementaire).
Le DT 15 est un document technique de référence dans la chimie pour l’achat d’équipements SVR ou MTP+SVR servant d’interface et de base de négociation entre l’Acheteur et le Fabricant et devant être complété par un cahier des charges spécifiques.

Gilles Sibaud – SOLVAY Membre CTNIIC

La pause déjeuner a été le moment de détente, de convivialité, de rencontre et d'échange entre les différents participants de cette journée d'informations.


15 mai 2014

"Inspection et Maintenance des équipements sous pression : optimisation technico-économique, codes, guides …"

Téléchargez le programme ici.

Téléchargez la liste des participants ici.

Retrouvez ci-dessous les résumés et les présentations des intervenants :

Le CODAP Division 3 : 2013 propose des recommandations pour la maintenance des appareils à pression. Cette Division du CODAP a été développée par un Comité réunissant des spécialistes représentant chaque intervenant dans les activités de maintenance et de suivi en service et des permanents du Syndicat National de la Chaudronnerie, de la Tuyauterie et de la maintenance industrielle (SNCT). Ce Comité souhaite compléter et faire évoluer les recommandations : développement de règles pour l'évaluation de l'endommagement par fatigue mécanique et thermique, développement de règles pour l'évaluation de l'endommagement par fluage, évaluation de la nocivité des défauts, compléments de recommandations pour les réparations, développement de la partie sur les modifications…

Le SNCT a décidé que cette Division serait intégrée à un document unique qui couvrira tous les équipements sous pression. À cet égard, des recommandations générales et des recommandations particulières seront développées afin de couvrir d'abord les appareils à pression et les tuyauteries industrielles.

Aurélien Di Rienzo (SNCT)

Alors que les coûts de maintenance représentent près de 50 % des dépenses d’exploitation dans les métiers du Raffinage et de la Pétrochimie, ceux-ci sont très largement supérieurs pour nos sites situés en France par rapports à ceux des sites hors France, qui ont de plus une meilleure disponibilité.
Le contexte règlementaire Français est-il une cause de cette situation ?
Sur la base d’exemples concrets, l’objet de cette présentation est de mettre en lumière des pistes d’amélioration qui ne sacrifient pas les objectifs de sécurité.

Philippe Canin et Jean-Michel Thuillier (Total Raffinage Chimie)

Le Parc Thermique de production d’électricité d’EDF a pour rôle l’ajustement de la production à la demande en complément des Parcs nucléaire et hydraulique.
Il est composé d’installations fonctionnant au charbon, au fuel ou au gaz et exploitant de nombreux ESP dont les niveaux de pression et températures peuvent atteindre 210 bars et 560°C.
Dans un objectif de sécurité, de maîtrise de la réglementation et d’aménagement de la périodicité des contrôles réglementaires destiné à dégager de la disponibilité, le Parc Thermique a mis en place des Services Inspection Reconnus.
En 10 ans de fonctionnement, ces SIR ont apporté des gains indéniables en termes de maîtrise du risque pression et de fiabilité du matériel en substituant aux exigences générales de la réglementation un suivi adapté à chaque ESP.
Cependant, le développement de cette démarche SIR de responsabilisation de l'exploitant implique une évolution de la réglementation actuelle : La pertinence de l’épreuve hydraulique de requalification ou le rôle des Organismes Habilités sont, par exemple, des sujets qui demandent à être réexaminés...

Jean-Christophe NIO (EDF – DPIT – UPTI)

Une des préoccupations majeures des Responsables de Maintenance de sites industriels est la découverte lors des arrêts d’unité d’anomalies « fortuites » nécessitant des travaux de réparations.

Des analyses en amont des arrêts, basées notamment sur des contrôles en marche, permettent d’anticiper la maintenance, réduire les temps d’arrêts, améliorer la disponibilité des équipements, optimiser les coûts et préparer éventuellement les dossiers de validation.

L’exemple de la colonne C14 0001 du site TOTAL de Feyzin permet de montrer ces avantages. En premier lieu, des mesures d’épaisseurs à chaud (343°C) sans arrêt de la colonne ont caractérisé des zones corrodées.

TOTAL a déterminé la cinétique de corrosion.

Une analyse des contraintes selon l’API579 à partir de calculs aux éléments finis a permis d’une part de valider les épaisseurs actuelles et celles futures, en lien avec la cinétique de corrosion.

Alexis Blettner & Gibert Gras (IS Industrie)

Les techniques de contrôle non destructif (CND) font actuellement l'objet d'importants changements liés au développement de nouveaux capteurs et des techniques numériques pour stocker et traiter des informations.
• Ainsi, les nouvelles méthodes ultrasonores fournissent maintenant une vue de l'ensemble du composant sous la forme d'une image traçable. Ces nouvelles méthodes consistent dans la méthode ultrasonore TOFD (pour inspecter les produits métalliques), et la méthode des multiéléments (pour inspecter les produits composites et métalliques), qui peuvent donner une image de l'intérieur des composants. Ces méthodes peuvent parfois, quand c’est nécessaire, remplacer le contrôle radiographique. L’utilisation de la simulation apporte une forte contribution à la préparation du contrôle par ultrasons. A la phase de conception, l’utilisation de la simulation permet de savoir si une pièce est contrôlable ou non, ce qui permet de modifier les plans en amont.
• Une autre tendance majeure d’évolution de méthodes d'essais non destructifs est le développement des méthodes thermiques infrarouges actives, permettant une imagerie haute résolution des défauts situés à la surface et à proximité de la surface des composants.
• L’émission acoustique est une technique globale permettant de contrôler l’ensemble d’un équipement, même de grandes dimensions. Son domaine d’application s’élargit dans les différents secteurs industriels car elle facilite les contrôles et les inspections périodiques. De plus elle permet maintenant de réaliser des monitorings permanents d’équipements sous pression, tels que des conduites forcées, et d’améliorer la sécurité des installations existantes.
• En appui de ces technologies essentiellement dédiées au contrôle et à l’inspection sur site, il faut citer une application remarquable de la nouvelle technologie des rayons X, la tomographie radiographique, qui permet maintenant d’obtenir des images en 3D des composants mécaniques dans leur volume complet. Bien que cette méthode soit limitée à des pièces d’épaisseur cumulée inférieure à 40mm, elle permet, en complément des coupes micrographiques, de faciliter les diagnostics par cartographie des défauts, dans le cadre de l’analyse de défaillance.
Ces technologies, qui sont maintenant disponibles sur le marché à des prix abordables, permettent de tester de manière plus fiable et plus rapide de la santé des composants mécaniques. Ainsi, elles contribuent à augmenter la qualité des composants, en particulier dans l’industrie des équipements sous pression, et d'améliorer la sécurité.
Les résultats des contrôles réalisés grâce à ces méthodes peuvent maintenant être utilisés dans les calculs, ce qui permet d’avoir une approche globale optimale CND + calcul.
L'évolution des méthodes d'essai les plus avancés sont présentés, avec des exemples d'applications sur cuve sous pression et des composants de tuyauterie.

Catherine Hervé, Mohammed Cherfaoui & Henri Walaszek (CETIM)

Qu’entend-on par simplifier :
- moins de textes, moins de lignes : est-ce une simplification ?
- plus de lignes mais plus facile à mettre en œuvre : n'est-ce pas une simplification ?
- plus de lignes mais qui règlent un problème de fond : n'est-ce pas une simplification ?

La loi DADDUE permet-elle d'envisager une simplification du corpus réglementaire ? En termes de volume ? Ou de facilité d'application ? Elle fixe clairement les responsabilités.
La plupart des textes "pression" sont centrés sur le fabricant ou l'exploitant. L'organisme est cité pour ce qu'il a à accomplir en termes de contrôles sur des actions dont la responsabilité est d'abord celle du fabricant ou de l'exploitant. Ne pas maîtriser la chaîne des responsabilités sur le plan purement réglementaire, c'est courir au-devant d'une difficulté et se trouver devant une apparente complexité.

Exemple : les CTP pris dans leur ensemble présentent une complexité apparente. Chaque CTP ramené à son propre domaine d'application présente des facilités propres à un type de matériel et à une profession.

Simplifier ne peut se réduire à une problématique de volume. C'est avant tout la qualité opérationnelle du ou des textes qui compte. Quelques pistes de réflexions :
• rappeler dans la mesure du possible les objectifs (de sécurité) poursuivis
• faire des textes les plus autoportants possibles en évitant au maximum les renvois sur les autres textes
• remplacer les énumérations et/ou les explications littérales par des tableaux utilisables directement par les acteurs
• concertation la plus large possible avec tous les acteurs concernés

Exemples de textes autoporteurs : autoclaves de l'aéronautique, CTP froid pour les exploitants."

Dominique Cloiseau (AQUAP)

 

La table ronde, qui clôture traditionnellement la journée d'information technique, s'est tenue sur le thème :

« Suivi en service et sécurité des équipements sous pression:
travaux et réflexion en cours, en vue d’une évolution et simplification
de la réglementation nationale »

Avec un panel de personnalités très représentatif:

Membres de la table ronde (de g. à d.) : Isabelle GRIFFE (MEDDE), François CHAMPIGNY (EDF CEIDRE), Henri FRANÇOIS (Président de l'AFIAP), François COLPART (AQUAP), Franck CLEMENT (TOTAL Raffinage Chimie) et Thomas SPIESS (PONTICELLI FRÈRES)

Retrouvez ci-dessous les résumés de certains intervenants à la table ronde:

  • Isabelle Griffe (BSEI)

Les appareils à pression ont intégré en juillet 2013 le code de l'environnement (partie législative), à côté du chapitre sur les canalisations de transport et de celui sur les installations classées pour la protection de l'environnement. La loi du 28 octobre 1943 a été abrogée à cette occasion.
Des travaux sont désormais en cours pour intégrer les aspects de fabrication et de suivi en service dans la partie réglementaire du code et ainsi abroger les textes existants, parfois obsolètes ou inadaptés par rapport aux dernières évolutions techniques (dans le domaine des essais non destructifs par exemple).
L'objectif recherché est une harmonisation et une simplification des dispositions applicables, tout en continuant à garantir le niveau de sécurité des appareils à pression.

  • Thomas Spiess (Ponticelli Freres)

De manière générale, nous constatons un écart croissant entre les exigences contractuelles (codes de construction et normes) et les exigences réglementaires (DESP, 15/03/00).
Cela concerne y compris les normes harmonisées (NF EN ISO 15614-1 / NF EN 13480) ayant pourtant « présomption de conformité ».
Cet écart croissant est lié à la lecture de plus en plus poussée des réglementations et de ce que nous appelons « l’interligne » avec toutes les divergences d’interprétation que cela peut provoquer.
A ce titre, on peut s’interroger sur l’utilité des normes harmonisées. A titre d’exemple, je prends la norme NF EN ISO 15614-1 relative aux Qualifications de Mode Opératoire de Soudage.
Même si cette norme est présumée conforme à la DESP, cette dernière ne répond pas aux exigences de la DESP en terme de résiliences sur les épaisseurs soudées inférieures à 12 mm.
D’autres exemples peuvent être cités.
En conclusion, le « gap » entre « code/norme » et « réglementation » est à l’origine d’une augmentation du suivi, de la vérification, de justification, d’argumentaire…et donc au final d’un surcoût.


2013

14 mai 2013 - "Inspection / surveillance : différentes pratiques et conséquences technico-économiques pour les ESP neufs et en service"

Téléchargez le programme ici.

Retrouvez ci-dessous les présentations des intervenants :

Retrouvez les résumés des interventions et toutes les actualités de l'association dans l’AFIAP INFOS 44 publié sur cette page.


2012

11 octobre 2012 - "Soudage: innovation, évolution normative et formation"

Téléchargez le programme ici. Retrouvez ci-dessous les présentations des intervenants :

  • Les technologies de soudage émergentes : perspectives pour l’industrie - F. Scandella (Institut de Soudure)
  • Inventaire des études récentes concernant le soudage en chaudronnerie - F. Scandella (Institut de Soudure) & L. Jubin (CETIM)
  • Introduction du soudage virtuel dans les cursus de formation – Présentation des simulateurs - P. Bouvard (Institut de Soudure)
  • Certification d’entreprise en soudage (ISO 38 34, NF EN 15 085, NF EN 10 90) - G. Bourgeois (Institut de Soudure)
  • Etat des lieux de la normalisation en soudage - M. De Luze (UNM) et JC Goussain (Institut de Soudure)
  • Focus sur la norme ISO 9 606 -1 (devant remplacer à terme la norme NF EN 287) - B. Lainez (Areva)
  • Normalisation en soudage et Codes de construction - P. Verrier (SNCT)
  • Table ronde "formation": Emmanuelle Belval-Verschaelde (Areva) - Guy Cromer (Fives Nordon) - J-Michel Le Meur (SIS) - J.-Michel Meirhraeghe (Institut de Soudure) - Michel Rousseau (AFS) - Yves Taffard (SNCT)

 

10 mai 2012 - "Méthodes alternatives en CND : REX de l'émission acoustique, et techniques de substitution à la gammagraphie"

L’objectif de la journée technique a été de permettre aux adhérents et non adhérents de l’AFIAP de disposer d’informations précises et détaillées sur le retour d’expérience des applications de l’émission acoustique. La journée technique qui s'est déroulée le jeudi 10 mai 2012 à la Maison de la mécanique à partir de 10h45 a eu pour thème « Méthodes alternatives en CND : REX de l’émission acoustique, et techniques de substitution à la gammagraphie ».
• Session REX émission acoustique, en tant que méthode alternative à l’épreuve hydraulique.
• Session consacrée aux méthodes alternatives à la radio irridium (freins, blocage, solutions…) avec 45 minutes de table ronde et conclusions du Président de l’AFIAP.

Téléchargez le programme ici. Retrouvez ci-dessous les présentations des intervenants:

  • Présentation et état des lieux de l’administration sur le remplacement de l’épreuve hydraulique par l’émission acoustique - I. GRIFFE (MEEDTL / BSEI)
  • Présentation et état des lieux de l’administration sur le remplacement de l’épreuve hydraulique par l’émission acoustique - C. Di Giulio (Air Liquide) & M. Cherfaoui (CETIM)
  • REX sur l’émission acoustique dans le cadre du GEA - O. Barberis (CFBP) & C. Hervé (CETIM)
  • Remplacement de la gammagraphie haute énergie par des méthodes END alternatives - François Leniaud (EDF)
  • Phased-array : cas pratique de réparation de chaudière - Franck Clément (TOTAL) & Jérôme Beige (Institut de Soudure)
  • Remplacement de la radiographie X par les ultrasons multiéléments pour le contrôle des soudures de collecteurs d'aéroréfrigérants - François Berthelot (CETIM)
  • Démarche de justification du remplacement de la gammagraphie par une méthode alternative (Ultrasons Multiéléments) - Apport des outils de simulations CND - David ROUE (Institut de Soudure)
  • ACFM et GWUT : Avancées techniques et exemples d'application sur les équipements sous pression - Julien LEHERPEUR (APAVE)
  • Table ronde: « Constitution du groupe de travail GMA »
      Thomas Spiess (Ponticelli Frères – AFIAP) - Joseph Samman (COFREND) - Mohammed Cherfaoui (CETIM) - Daniel Chauveau (IS) - Laurent Balahy (AQUAP) - Guy Cromer (Fives Nordon)

2011

10 mai 2011 - "Equipements sous pression en service et en mise sur le marché : évolutions réglementaires au niveau national et européen"

La première journée technique AFIAP, du 10 mai 2011, a réuni environ 140 personnes. Le thème choisi concernait « les équipements sous pression en service et en mise sur le marché : évolutions réglementaires au niveau national et européen ».
Ont été évoqués d’une part la modification de l’arrêté du 15 mars 2000 modifié relatif à l’exploitation, qui intègre les modalités de la réévaluation périodique de certains équipements « à hauts potentiels de dangers » ainsi que d’autres modifications destinées à en faciliter la compréhension et l’application et d’autre part le Règlement européen n°765/2008/CE entré en vigueur au 1er janvier 2010 et la Décision 768/2008/CE qui fixent un nouveau cadre légal pour l’accréditation et la surveillance du marché en particulier pour la DESP.
Les interventions ont été diverses :
• Arrêté du 15 mars 2000 relatif à l'exploitation des équipements sous pression - Modifications de 2011 –M. Nicolas CHANTRENNE, Mme Isabelle GRIFFE (MEEDDTL-BSEI)
• Présentation du COLEN – Arrêté sur les ESP Nucléaires – M. Laurent BALAHY (AQUAP)
• Arrêté du 4/10/2010 relatif à la prévention des risques accidentels au sein des ICPE - Plan de modernisation des installations – M. Alain CAPO (UIC – CTNIIC)
• Nouvelle directive "équipements sous pression transportables" du 16 juin 2010 et sa transposition en droit national – M. Olivier LEFORT (MEEDTL – BSEI)
• Point sur l’évolution de la DESP et du RPS : nouveau cadre légal pour la mise sur le marché, l’accréditation et la surveillance, ainsi que la nouvelle classification des substances sur les groupes de fluides – M. Denis BUSINE (CLAP)
• Cadre d’utilisation des AEM et règles pour le choix des matériaux – Mme Nathalie MANSUY (CETIM)

11 octobre 2011 - "R&D et innovation au service de la mise en oeuvre des ESP"

La seconde journée technique, du 11 octobre 2011, a quant à elle, eu pour thème « R&D et Innovation au service de la mise en œuvre des ESP »
L’innovation et la capacité à prendre en compte les évolutions technologiques sont essentielles pour que l’industrie française de l’ESP renforce sa compétitivité. Les nouvelles attentes du marché nécessitent que les entreprises puissent mener une réflexion R&D stratégique et sachent s’appuyer sur les acteurs reconnus de la recherche. Les objectifs de cette journée étaient d’évoquer les programmes R&D ESP, nationaux et européens, mis en œuvre par des exploitants, des centres techniques et des universitaires. De nombreux intervenants de qualité sont intervenus sur leurs sujets respectifs :
• Développements et perspectives en matière de matériaux, soudage et CND pour les moyens de production d’électricité d’EDF – M. DUPOND (EDF)
• La démarche Européenne pour le dimensionnement des réacteurs du futur - Denis HYVERT (CEA Saclay)
• Nouveaux outils pour le management du vieillissement des ESP - A. LE GUELLAUT & D. ROUE (Institut de Soudure)
• La R&D dans la filière ESP, de la conception à l’exploitation, menée par le Cetim dans le cadre de son action collective pour la profession - Mme DETERME & M. CHERFAOUI (Cetim)
• R&D Européenne mécanicienne : Manufuture / EFFRA - M. AFZALI (Cetim) & M CONTET (FIM)
• Travaux de recherche universitaire sur le ESP : Ecole des Mines de Douai – S. HARIRI (EMD)
Une table ronde a été dédiée à l’accès à l’innovation et à la R&D des PME / PMI. Les intervenants y ont notamment évoqué les outils mis à disposition des entreprises pour mener des travaux de R&D dans le cadre de programmes individuels et/ou collaboratifs. Les sujets suivants ont été abordés :
• Difficultés d’accès à l’innovation pour les PME / PMI - M. GENEVRIER (CMI Entreprise)
• Dispositifs d’aide à la recherche pour les PME / PMI - M. AFZALI (Cetim)
• Moyens d’accompagnement des PME de la métallurgie et du soudage souhaitant entrer sur le marché du nucléaire - M. RODA (Institut de Soudure)

A l’occasion de chaque journée technique, un numéro de l’AFIAP INFOS est publié et reprend les résumés des communications. Les présentations complètes sont disponibles pendant une durée déterminée sur cette page.